04 maggio 2010


Benemerito fondatore del sito web Calyx nonché animatore del gruppo di discussione su Yahoo! What's Rattlin'?, Aymeric Leroy rinvia ancora l'appuntamento con un testo tutto canterburyano - pronto, dice da tempo, per tre quarti - per dedicarsi invece alle sorti (non tutte magnifiche) del progressive rock, antico e recente: Le rock progressif, suo saggio di oltre quattrocento pagine, esce in questi giorni per la casa editrice Le mot et le reste.

La noirceur envoûtante de King Crimson, le raffinement symphonique de Genesis, l’exaltation mystique de Yes, les rêveries sonores de Pink Floyd, la virtuosité extravagante d’Emerson Lake & Palmer… Et tant d’autres, plus obscurs mais non moins valeureux – Van der Graaf Generator, Jethro Tull, Magma, Gentle Giant, Soft Machine… Autant de groupes qui, à partir de la fin des années soixante, ont cherché – et souvent réussi – à inventer une musique au-delà des distinctions de genre et du formatage commercial. Le rock progressif représente un legs artistique d’une variété et d’une richesse exceptionnelles. S’il a connu l’apogée de sa créativité et de son succès dans les années soixante-dix, son impact s’est révélé aussi profond que durable, à travers ses nouvelles déclinaisons (le néo-prog de Marillion, le prog-métal de Dream Theater…) mais aussi son influence avérée sur certains des groupes actuels les plus aventureux et novateurs (Radiohead, The Mars Volta…). Cet ouvrage revient sur le contexte historique et artistique exceptionnel qui a favorisé l’émergence et l’épanouissement du rock progressif, et décortique ses œuvres phares, portant sur ce genre musical un regard à la fois érudit, passionné et sans complaisance.