19 ottobre 2018


Debutta oggi e domani presso due importanti festival jazz in Germania - Jazztage, a Leipzig, e Enjoy Jazz, a Heidelberg - il progetto del giovane batterista berlinese Max Andrzejewski dedicato a Robert Wyatt. Ne è interprete il suo quartetto Hütte, esteso per l'occasione a sestetto con ospiti Cansu Tanrikulu e Jörg Hochapfel: Max Andrzejewski´s Hütte and guests play the music of Robert Wyatt.

"Man arbeitet und singt, man lernt und singt, man lebt und singt. Lebenserfahrung sedimentiert sich im Gesang. Das ist Folklore, authentische populäre Musik. In dieser Tradition sehe ich mich", sagte Robert Wyatt vor einigen Jahren. Und nun? Seine Stimme fehlt! Verstummt ist damit eine auch stets politische Stimme, deren traurige und deprimierende Brüchigkeit nicht nur von Verlorenheit und Einsamkeit erzählte, sondern auch – wie Diedrich Diederichsen einmal formulierte – eine kämpferische Haltung spüren lies, "die sich alles Männliche und Kriegerische abgeschminkt hat". Genau davon haben sich immer wieder Künstler/innen inspirieren lassen und sich mit der Musik Robert Wyatts auseinandergesetzt. 2018 übernehmen die so ambitionierten wie abenteuerlustigen Max Andrzejewski’s Hütte, souveräne Gewinner des Neuen Deutschen Jazzpreis Mannheim 2013, mit Gasten die Stafette und versprechen ein 50 minütiges dramaturgisch durchdachtes Programm aus Wyatt-Songs verschiedener Perioden. Aus gesundheitlichen Gründen ist mit dem persönlichen Erscheinen Wyatts in der Feuerwache zwar nicht mehr zu rechnen, aber er zeigte sich vom Projekt durchaus bewegt.

"On travaille et chante, on apprend et chante, on vit et chante. Les expériences de la vie se réunissent en sorte de sédimentation dans le chant. C’est le folklore, une musique populaire authentique. Cette tradition est la mienne" a expliqué Robert Wyatt il y a quelques ans. Et aujourd’hui ? Sa voix manque! Il nous manque beaucoup! En automne 2014 Robert Wyatt (ex-Soft Machine, ex-Matching Mole) s’est retiré de la musique. Il voulait avoir plus de temps pour la politique et après avoir travaillé 50 ans dans le domaine et avec 69 ans il trouvait qu’il méritait sa retraite comme un conducteur de train a aussi droit à la retraite à 65 ans. Mais ainsi une voix politique s’est tu, dont la fragilité triste n’a pas seulement témoigné de la solitude et de l’individuation aux temps du néolibéralisme, mais aussi d’une attitude combative qui s’est emparé de tout masculin et martial comme l’a décrit Diedrich Diederichsen. Beaucoup d’artistes sont inspirés par Wyatt et ont travaillé avec sa musique. En 2018 Max Andrzejewski’s Hütte, lauréat du prix Neuer Deutscher Jazzpreis Mannheim de 2013, se lance à son tour et promet un programme de 50 minutes comprenant des chansons de Wyatt des phases différentes. En raisons de santé Wyatt ne peut pas venir à la Feuerwache, mais il était très ému du projet: «Le projet est bien pour mon sentiment d’être vivant et de savoir que des jeunes musiciens brillants vont dans ma direction pour un moment.» Cette soirée les regards, les pensées et les vœux vont surement vers Lincolnshire Wolds. Old Rottenhat!

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