28 luglio 2020


François Gorin tenta un ritratto di Alfreda Benge ('celle qui peint les pochettes de Robert Wyatt') su Télérama, quinto espisodio della serie estiva Dans l'ombre de...

« Un peu poisson, un peu marsouin, un peu bébé cachalot… » C’était une façon singulière de décrire l’être aimé dans une chanson. Mais Robert Wyatt, qui en 1974 dédiait Sea Song à sa nouvelle compagne, Alfreda Benge, était tout sauf un chanteur pop ordinaire. Et cette ode marine, juste un hommage parmi d’autres sur l’album Rock Bottom, considéré encore aujourd’hui comme le chef-d’œuvre du musicien anglais. Car pour Wyatt, il y a eu un avant et un après « Alfie » — ainsi nommait-on déjà, quand il la remarqua, cette jeune femme fougueuse et créative, qui attirait les regards dans des vêtements conçus de sa main. Près de cinquante ans plus tard, leur couple aussi évident qu’atypique est toujours soudé, rare exception chez les artistes. Et si Alfreda Benge s’est toujours contentée de l’aura discrète de « la femme qui dessine ou peint les pochettes », quiconque s’est intéressé à la vie et à la musique de Robert Wyatt sait qu’il lui doit plus encore.

https://www.telerama.fr/alfreda-benge